Quelques vecteurs de rebond

L'emploi est au centre de tous les mouvements migratoires. C'est l'activité économique qui pousse la population à se concentrer dans les métropoles. Pour la majorité de nos concitoyens, la qualité de vie est une option, l'emploi est une priorité. On peut le déplorer, mais c'est ainsi. Dans ce contexte, les villes médianes ont une carte à jouer. Celle de la synthèse entre activité et qualité de vie.
Un défi difficile à relever alors que le secteur industriel est en déclin constant depuis la fin des trente glorieuses et que les savoir-faire artisanaux tendent à disparaitre. Dans un paysage dominé par le tertiaire, c'est la consommation des ménages qui est le moteur de l'économie. Dans bien des cas, la grande distribution, les entrepôts logistiques, l'hôpital et les services publics sont les principaux employeurs de la ville. A partir de ce constat, comment retenir les jeunes ? Comment attirer de nouveaux habitants ? Quelles perspectives de carrière leur offrir ? Comment recréer un tissu économique pérenne ? Et quelles sont les marges de manœuvre de la ville ? Quels sont les vecteurs de rebond ? C'est ce que je vous propose d'explorer dans les prochaines pages.

Relocaliser – L'idée est séduisante, mais est-elle réaliste ? Peut-on défaire en quelques années le fruit de plusieurs décennies de délocalisation ? A l'instar de ce qu'a commencé l'Etat avec la "démétropolisation" de certains services dans les ministères. (Il faudrait faire de même au niveau régional, dans le public comme dans le privé). Entre-temps le monde a changé. Les savoir-faire ont disparu. Les techniques ont évolué. La demande du marché est différente. Nous sommes aujourd'hui dépendants de composants électroniques venus du bout du monde. Ils ont envahi nos machines, de la plus simple à la plus élaborée. Les produits n'ont plus rien à voir avec ce qu'ils étaient. Ils se sont complexifiés. Le mixer a muté. Il s'est transformé en robot doté de programmes de cuisine et d'un écran tactile. L'écran du téléviseur a subi une cure d'amaigrissement. Adieu le volumineux tube cathodique, bonjour le plasma ou les LED. Le tourne disques a été emporté par le mp3, Kodak a naufragé englouti par le numérique.

Les produits d'aujourd'hui demandent de maitriser des techniques de fabrication sophistiquées ; dans ces conditions comment rapatrier massivement les usines d'antan ?

Si la relocalisation est une illusion, le redéploiement est possible car il s'appuie sur des constats structurants.

- La hausse du coût de l'énergie impacte le prix du transport et minore l'avantage concurrentiel de la main d’œuvre à bas coût.
- La chaine logistique mondiale peine à se réorganiser après la crise Covid. Les délais d'approvisionnement s'allongent et les ruptures de stocks remettent en question la doxa du flux tendu.
- La globalisation a montré ses limites et mis en évidence les problèmes de dépendances. La pénurie des composants électroniques en est une illustration flagrante. Une puce manque et la production s'arrête.
- La souveraineté économique incite les gouvernements à aider les filières stratégiques à se développer sur le territoire national.
- La robotisation des usines minimise la part de la main d'oeuvre dans le coût de fabrication.
- L'explosion de la dette et du déficit du commerce extérieur nous conduit à rééquilibrer nos échanges.
- La prise de conscience de l'urgence écologique nous incite à être vigilants sur le bilan carbone et à privilégier la consommation locale.
- La RSE, pousse les entreprises à renforcer leur vigilance concernant les conditions de fabrication de leur produit. Même si cela est encore très imparfait, le mouvement est en marche.
L'ensemble de ces facteurs structurants convergent en faveur du redéploiement d''une production localisée et responsable. C'est à partir de ces clés d'entrée que les villes médianes peuvent construire une relance économique durable.

Stabiliser - Avant de penser au rebond, il faut commencer par stabiliser la situation. Enrayer le déclin des coeurs de ville. Retenir les jeunes ménages. Préserver le tissu économique existant. Ces équilibres sont précaires. Ils peuvent être
fragilisés par de multiples facteurs. Il appartient au politique d'anticiper les situations qui peuvent les mettre en péril.

Connaissance & expertise.
Campus & écoles
- Les villes qui misent sur les étudiants pour se redynamiser sont de plus en plus nombreuses. En créant des campus connectés ou en accueillant des écoles spécialisées, elles espèrent capitaliser sur plusieurs points. Tout d'abord elles bénéficient des retombées économiques immédiates. En favorisant les échanges entre les étudiants et les entreprises, elles souhaitent enclencher une dynamique entrepreneuriale. A terme, elles espèrent convaincre les étudiants de s'installer. Enfin elles tirent un bénéfice en termes d'image.

Pôles de compétitivité – Selon les critères de l'état, il en existe soixante et onze en France. De la startup à la multinationale, des entreprises se regroupent autour d'une thématique pour créer des synergies, accélérer la recherche et le développement en France comme à l'export. Sophia Antipolis créé en 1969 est le pôle le plus connu du grand public.
En dehors du cadre étatique, des villes se calquent sur ce modèle pour proposer ce type de développement aux entreprises. Elles peuvent s'appuyer sur leur passé industriel, comme Besançon qui à partir de son savoir-faire dans la mécanique de précision a développé Temis, une technopole microtechnique et santé. Idem pour La Ciotat, qui a capitalisé sur son expérience de la construction navale pour se réorienter vers la construction et l'entretien de Yachts, drainant dans son sillage, tout un archipel d'entreprises dédiées au nautisme de luxe et de compétition.
Elles peuvent aussi s'associer à un pôle existant. C'est la voie qu'a suivi Nevers Magny-Cours en associant son pôle de performance centré sur la voiture de sport à Mov'eo, le pôle de compétitivité dédié à la mobilité, créé en 2006, qui réunit aujourd'hui plus de trois cents entreprises.

Pôles d'expertise – La médecine est en pointe dans ce domaine. Pour pallier le manque de spécialistes, des experts regroupent leurs compétences au sein de pôles de télé-expertise. Le seul impératif pour accueillir ce type de structures est de disposer d'une connexion à haut débit. Ce modèle est facilement dupliqué pour s'adapter à d'autres secteurs. L'avantage pour la ville est d'attirer une population CSP+, dont les revenus bénéficient à l'économie locale.

Synergies& partenariats made in France – En dehors des pôles de compétitivité ou d'expertise, le développement informel de synergies entre les écoles d'ingénieurs, le monde universitaire, les start-ups et les entreprises d'un même territoire, est une piste à encourager. Elle présente l'avantage de renforcer l'économie locale en incitant les entreprises à travailler entre elles. Dans la majorité des cas, les collaborations qui naissent de ces échanges sont durables. Enfin le dialogue entre des structures établies et des jeunes pousses innovantes ne peut que déboucher sur la création de nouvelles offres ou l'amélioration de produits existants. Les chambres de commerce ont un rôle essentiel à jouer pour créer les conditions de cette coopération, véritable terreau du dynamisme économique d'une région.
La collaboration entre Sharelock et Altyor illustre concrètement cette démarche. D'un côté, un industriel reconnu. De l'autre, une start-up qui s'appuie l'expertise du premier pour développer des prototypes et mettre au point un produit innovant, 100% made in France. Sharelock est désormais un acteur montant de la mobilité douce avec la création du premier réseau de cadenas connectés et sécurisés. Cette solution inédite équipe d'ores et déjà des potelets de Sceaux, Saint-Ouen et Meaux.

Apprentissage des savoir-faire – La France est reconnue dans le monde entier pour l'excellence de son artisanat. Que ce soit dans le domaine de la gastronomie, de la mode ou du luxe, notre pays est admiré. Hélas, les compétences se perdent. Les savoir-faire se sont délocalisés avec les unités de production. Aujourd'hui le secteur du luxe est en pleine expansion. Il cherche à recruter et à rapatrier les compétences. Les avantages pour les villes sont multiples. Les métiers sont qualitatifs et les salaires sont à la hauteur. Les structures de productions sont artisanales. En cas de fermeture, elles ne sont pas de taille à remettre en cause l'équilibre économique de la ville. C'est aussi l'occasion de relancer une dynamique régionale autour de savoir-faire ancestraux.
A titre d'exemple, le groupe LVMH s'investit dans ce sens avec de nombreuses actions visant à soutenir les métiers du luxe, comme le programme "Excellent", qui sensibilise les collégiens aux métiers de l'artisanat. A travers ces actions, le groupe souhaite susciter des vocations et prévoit 30.000 recrutements d'ici fin 2024. D'ores et déjà, dix ateliers d'excellence ont été ouverts en province depuis 2015 par les maisons du groupe.

Acculturation des élus – Dans un monde globalisé, bousculé par des mutations technologiques de plus en plus rapides, les élus des villes médianes doivent plus que jamais, être ouverts. La création de cellules de veille technologique est capitale pour profiter des changements au lieu de les subir. Pour faciliter ce travail et mutualiser la réflexion, les villes peuvent se regrouper en réseaux thématiques. Au même titre que le Conseil Municipal, Il est également nécessaire d'institutionnaliser des rendez-vous d'expert, au cours desquels les élus pourront explorer de nouveaux domaines comme le deeplearning, les NFT ou le Metaverse, mais aussi mettre à jour leurs connaissances sur la data, l'IOT, la cybersécurité… Cette "formation continue" de l'élu local est un outil indispensable pour prendre les bonnes décisions dans un monde complexe, technologique et changeant. Aujourd'hui les entreprises qui réussissent ne sont pas les plus grosses, mais les plus agiles. Les licornes françaises comme Doctolib, BlaBlaCar, Deezer ont pu imposer leurs solutions parce qu'elles ont su rapidement dominer le marché. Il en va de même pour les villes. Pas besoin d'être une mégapole pour prendre le lead sur secteur. C'est même le contraire. Plus les circuits de décision sont courts et plus la réactivité est au rendez-vous. C'est précisément un des atouts majeurs des villes moyennes.

Les nouvelles couleurs de l'économie - Comme la mode, l'économie a ses tendances. Silver, gold, green et blue sont les coloris qui s'imposent.

Silver - C'est l'ensemble des marchés liés aux personnes de plus de 60 ans. Les villes médianes ont tous les atouts pour capter une bonne part de ce marché. En attirant les retraités des métropoles, elles bénéficient d'une manne tant sur le plan économique que sur le plan associatif, dont les sexa et septuagénaires sont le moteur.

Gold - On dit que la data est la nouvelle Gold mine. A cet égard, le temps de la naïveté est révolu. Dans la cadre de coopération avec le privé, les villes doivent apprendre à valoriser leur apport en données, soit en étant rémunérée, soit en négociant un avantage tarifaire ou toute autre formule de co-développement.

Green - La transition écologique va doper la croissance verte. Au niveau local de nombreuses entreprises vont profiter de ce levier. De l'artisan à la PME, l'implémentation des solutions vertes sur le terrain va nécessiter de la main d'oeuvre locale. Ce sera également une aubaine pour les Start-up qui sont particulièrement actives dans les "green tech".

Blue - L'économie de l'eau va connaitre un rebond. Que ce soit au niveau du management de la ressource, de l'irrigation, du traitement ou de la production d'énergie verte, la bonne gestion de l'eau va s'imposer aux villes.
Quelques soient la couleur de l'économie, le défi que devront relever les villes médianes est de savoir tirer parti de ces changements de tonalité.

On veut du boulot ! Et pas du délocalisable - L’emploi est au centre du rebond des villes médianes. En se parant des nouvelles couleurs de l'économie, elles peuvent trouver des solutions adaptées à leur réalité pour se relancer. Le soin, l''aide à la personne, la logistique, la domotique, la rénovation énergétique, la télésurveillance, la sécurité, la cybersécurité sont autant de secteurs qui recrutent. Les pilotes de drone, les imprimeurs 3D et tous les métiers du numérique, comme les data scientists explosent. Il faut également miser sur les jobs de demain. Par exemple, connaissez-vous les BIM (Building Information Manager), les PLM (Product Life Manager), les CDO (Chief data Officer) ou les experts en Cobotique (Collaboration entre humain et robot) ? De nouveaux métiers se créent tous les jours. Les villes doivent être à l'affût de ces nouveaux gisements d'emploi. Elles devront elles-mêmes embaucher ces spécialistes d'un genre nouveau pour leurs propres services. Comment en effet imaginer une ville moderne sans CDO, sans expert en cyber sécurité ou en smart grid ?

La préférence géographique - Pour attirer de nouveaux ménages, la ville doit prendre en compte le problème de l'emploi du conjoint, car c'est le premier frein à l'installation. Dans bien des cas elle est impuissante. Quand le conjoint est fonctionnaire, les délais de mutations peuvent même être bloquants. Certains sociologues comme Jean Viard introduisent l'idée de préférence géographique pour faciliter la mobilité et l'installation de personnels essentiels comme les soignants. L'accompagnement peut être personnalisé, en plus d'un dispositif d'incitation à l'installation (WIN à Nevers).

Une nouvelle vie pour la ville –Qui n'a jamais rêvé d'avoir une nouvelle vie ? De tous temps, les villes ont su se réinventer. Aujourd'hui comment faire pour redonner de l'élan à ces cités qui cherchent un nouveau souffle ? Voici quelques pistes en dehors des recettes connues, mais néanmoins très efficaces comme le marketing territorial, les festivals de toutes sortes, ou les nouvelles formes de tourisme s'appuyant sur la mémoire ou le patrimoine industriel.

Cœur de ville – La péri-urbanité est mieux adaptée à la vie moderne. Elle a eu raison des cœurs de ville dont les devantures ferment les unes après les autres. Pour endiguer le phénomène, l'état a lancé le programme "action cœur de ville", qui a déjà profité à 222 cités.
C'est un outil dont les villes médianes peuvent s'inspirer pour faire battre à nouveau leur cœur.
Le redéploiement – Vouloir à tout prix faire renaitre la rue commerçante de ses cendres peut s'avérer être mission impossible. Plutôt que de s'entêter, certaines villes ont choisi d'autres voies, comme se relancer à partir de quartiers ou de zones délaissées. Ce peut être le cas d'une rivière qui traverse la ville et dont les berges étaient aménagées pour un usage industriel. L'emplacement peut être requalifié en une zone de promenade et de loisirs avec des restaurants et des espaces naturels. Autre exemple, celui de Saint-Étienne, qui a donné une nouvelle vie à ses halles en les rénovant et en créant un espace gastronomique qui est voué à s'étaler dans les rues adjacentes.

Le point énergie – Pour observer la faune, il faut se placer à proximité d'un point d'eau. Pour observer l'automobiliste, le point stratégique se situe à proximité d'une borne de recharge. Avec la prolifération des véhicules électriques, ces "points d'énergie" pourraient s'avérer être un appât efficace pour attirer le chaland. Les municipalités pourraient se servir de cet outil pour énergiser des cœurs de villes moribonds.

Le mall urbain - Les centres commerciaux ont remplacé la place du marché. Puis les outlets ont fait évoluer le concept. Ainsi sont nés la "Vallée village", "Marques avenue", le "quai des marques" et tant d'autres espaces paysagers qui sont en fait des centres commerciaux à ciel ouvert. Pourquoi ne pas appliquer ces recettes aux rues commerçantes qui meurent à petit feu ?
Ainsi la traditionnelle rue du Général de Gaulle garde son nom, mais elle devient une marque sous laquelle se regroupent les commerçants : "La rue du commerce" est née. A travers le mobilier urbain, la ville lui donne une identité. Elle se dote d'un site internet commun à tous les commerçants. Un point de retrait, type casier numérique, accessible 24/24 est installé. Les commerçants mutualisent un service de livraison et un service de garderie. Ils organisent des animations, des promos et des nocturnes. Très vite la vie reprend, les clients reviennent et de nouveaux commerces viennent s'installer.
Dans ce type d'opération l'investissement est avant tout humain. Il repose sur la créativité et l'enthousiasme de chacun. Il nécessite une coopération étroite entre la ville et les commerçants.

Les baux double implantation. On a pour habitude d'opposer le modèle périurbain à celui des cœurs de ville. Pourtant les deux sont complémentaires. On peut trouver pratique d'aller faire ses courses dans une zone commerciale et aimer flâner en centre-ville. En partant de ce constat, les municipalités pourraient proposer aux commerçants qui exploitent une grande surface dans les zones d'activités, de bénéficier gratuitement d'un local désaffecté du centre-ville, à condition de le réhabiliter et de le faire vivre en y installant un showroom, un point retrait, un espace conseil avec borne de commande ou encore en organisant des ateliers. Ce dispositif dont les conditions doivent être modulées, aurait pour objectif de créer des greffons à partir desquels la vie pourrait reprendre. Il pourrait être complété par la mise à disposition de locaux à des artisans ou à des agriculteurs. Ce panachage peut être perçu comme un choc de cultures. C'est tout le contraire, car nous ne sommes pas univoques et nous aimons évoluer dans des univers variés. C'est d'ailleurs l'une des conclusions des assises du commerce.

Les greffons - La relance de la ville doit être durable. L'installation d'une grosse usine ou d'un entrepôt logistique dope l'emploi d'un coup de baguette magique, mais cela ne suffit pas à recréer un tissu économique. La politique du greffon est préférable, car elle va permettre à un écosystème de se développer et elle va minorer le risque de casse sociale en cas de fermeture de l'usine. Par exemple, après la fermeture des chantiers navals, La Ciotat a vu de petites entreprises venir s'installer. En se tournant vers la plaisance, elles ont réorienté le site vers d'autres marchés. Le greffon a attiré d'autres sociétés. Le chantier est devenu une référence. Une clientèle riche a commencé à fréquenter la ville, faisant travailler restaurants, hôtels et boutiques. Le greffon a pris. Il pousse doucement, mais durablement.

La ville catalyseur - La ville ne peut pas tout, mais elle peut se dépasser en canalisant les énergies pour leur donner de la cohérence. A travers des tiers lieux, des incubateurs, des hôtels d'entreprises elle peut créer un terreau fertile pour l'économie. En favorisant les rencontres sur le territoire, elle peut enclencher des coopérations économiques ou culturelles. En organisant des voyages de veille technologique sur de grands événements comme Vivatech ou le CES, elle aide les acteurs du territoire à forger leur vision de demain. La ville ne peut pas tout, mais elle peut l'essentiel, montrer le cap.

La ville et l'état - Les villes ne maîtrisent pas totalement leur destin. L'aménagement du territoire est du ressort de l'état et il n'a pas toujours été équitable. La réforme de la fiscalité les a privées de certaines marges de manœuvre et elles ont souvent à résoudre des équations compliquées. Par exemple, comment concilier le "zéro artificialisation nette des sols", avec l'obligation d'atteindre les 25% de logements sociaux et la mise en œuvre du plan friche. Certains élus, comme Philippe Sueur, Maire d'Enghien-les-Bains n'hésitent pas à évoquer le dédain de la haute fonction publique envers les élus locaux. Ils pointent également l'abandon, à travers le retrait de certains services comme les perceptions. Réalité ou ressenti, le désamour entre l'état et les collectivités locales est un sentiment partagé par certains élus. A l'inverse l’État sait aussi se montrer aidant (DSIL, FNADT, Fonds friches, etc.)
État - Villes médianes > Épreuve de rattrapage - De grands défis attendent la France. C'est l'occasion pour l'état de combler ce déficit relationnel qui s'est installé. C'est aussi le moment d'inclure l'ensemble des villes médianes dans l'aménagement numérique du territoire, afin de permettre à chacune de s'inventer son futur. C'est la possibilité de recréer du lien en rapatriant des services en région. C'est l'opportunité de mieux appréhender la réalité sociale des villes moyennes, qui constituent le maillage profond et historique de la France. C'est enfin, une chance à saisir pour réconcilier la France désirable et la France oubliée, qui n'est pas moins désirable, mais doit être mieux connue et même reconnue. La France TGV et la France des nationales. La France carte postale et la France besogneuse. La France et la "Sous-France".

Les annotations des lecteurs

0 annotation sur le chapitre 11